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Les deux prochaines années devraient voir un « ajustement significatif » de l’immobilier français. Selon le Crédit Agricole, même si cet « ajustement » devrait se traduire par un repli des prix de 5 % en 2008 et en 2009, le revirement du marché s’annonce « moins violent et moins durable que celui constaté en France entre 1991 et 1996 ».
La raison ? Alors que le Royaume-Uni, l’Irlande ou l’Espagne sont en proie à un retournement sévère de leur marché, celui de la France se distingue par une « forme d’autorégulation, confirmant [son] caractère raisonnable ». Pour Olivier Eluere, analyste au Crédit Agricole, les « banques sont restées vigilantes sur la qualité et la solvabilité des emprunteurs ».
Les spécificités de l’immobilier français n’empêcheront toutefois pas les prix de reculer en 2008 et 2009, ce qui s’explique par plusieurs facteurs : des délais de vente rallongés par l’immobilisme actuel ; les finances des ménages qui atteignent leurs limites ; et enfin le Grenelle de l’environnement imposant aux propriétaires la réalisation à partir de 2012 de travaux de mise en conformité. À noter que les prix à Paris - en raison des particularités du marché de la capitale - n’enregistreront aucune baisse, ni cette année, ni l’année prochaine.
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